Témoignage de Pei Wen


Guérison du coeur


Pei Wen vivait dans une famille dure, qui l'a blessée, elle nous raconte comment Dieu est venue dans sa vie et guérie son coeur et à aimer les autres ...





Avant la conversion
Avant, j’avais un mauvais caractère, cela ne veut pas dire que je n’étais pas gentille avec les gens ; en fait, tout le monde pensait que j’étais une fille gentille, ouverte et pleine d’entrain, sauf ma famille. A la maison, je restais difficilement une fille gentille, même pas cinq minutes. Les membres de ma famille avaient peu de patience l’un envers l’autre, et on se blessait toujours avec des paroles. Quand j’étais petite, mes parents se disputaient souvent ; pendant mon adolescence, je m’entendais aussi très mal avec mon petit frère. Quand nous nous disputions, nous faisions comme nos parents, c’est à dire soit on était hystérique, soit on criait fort. Au bout d’un moment, mes humeurs alternaient toujours entre deux extrêmes, tantôt j’étais très excitée, tantôt j’étais très pessimiste. Quand j’étais pessimiste, je me sentais si faible et je ne savais pas quoi faire ; quand j’étais optimiste, je m’enflais d orgueil comme si je pouvais tout faire. Sous un tel état, je sentais que la vie était joyeuse dans certaines situations, et qu’elle était rempli de chagrin dans d’autres. Surtout c’était une souffrance pour moi si je devais aimer ma famille. Mais je me suis dit : « c’est comme ça. »
Quand j’étais au collège, j’aspirais à la vérité. J’ai lu beaucoup de livres sur le zen et le Tai-chi, Et je suis allée apprendre le Qigong ; j’ai lu aussi des livres de Othiew, du bouddhisme de Tibet, des livres sur l’existentialisme puisque c’était à la mode. Mais je n’aimais surtout pas le christianisme, car je trouvais la foi chrétienne absolue et absurde.

La conversion
Mais le plan de Dieu est merveilleux. De l’école maternelle jusqu’à l’université, je suis toujours allée dans des écoles chrétiennes. Cette expérience a fait que j’aimais bien m’entendre avec les chrétiennes. Quand j’étais avec elles, je me sentais en paix, et je pouvais exprimer naturellement la sympathie dans mon cœur. J’ai appris à partager avec les autres. A l’école, l’alternance de mes deux humeurs extrêmes a disparu sans m’en apercevoir.
Mais dès que je rentrais chez moi , je commençais à crier, à hurler, à cause de l’atmosphère de la maison. C’est comme si j’étais devenue une autre personne, et que j’étais possédée par quelque chose, je n’arrivais pas à contrôler mes sentiments. Je souffrais beaucoup intérieurement, mais ce problème en moi n’avait jamais été résolu.
A l’université, j’étudiais l’architecture, donc une partie de cour était sur le design, ceci demandait de la créativité. Pour cela on doit tout le temps s’analyser, car l’œuvre représente son auteur. Dans cette période-là, j’étais obligée d’envisager toujours ce coté de méchanceté en moi, mes humeurs devenaient de plus en plus instables. J’allais presque m’écrouler. Je pensais que je n’étais pas très normale, mais les amies autour de moi me disaient que c’est le caractère de l’artiste. Je leur ai tout raconté mon état, mais elles pensaient qu’il n’y avait rien de grave. Je ne savais pas non plus comment changer.
Plus tard j’ai fréquenté un ami qui est un chrétien sincère. Pendant ce temps, mes caractères extrêmes étaient devenus petit à petit modérés. Quand j’étais faible, c’était tout à fait lui qui me soutenait. Je pensais qu’il était fatiguant pour lui de m’aimer. Mais il m’a dit que heureusement Dieu était avec lui, et lui a donné la capacité de découvrir mes qualités même quand je n’étais pas aimable. J’étais touchée par sa parole. Je me suis dit, sa foi lui a donné une telle force, même si le message du christianisme me dérange comme avant, je crois qu’il est vrai, et je veux l’expérimenter moi-même.

Donc , le premier jour après mon arrivée en France, une ami a arrangé pour que je sois logée chez une évangéliste. Ce soir-là, elle m’a lu la brochure des quatre lois spirituelles, et m’a demandé si je voulais me repentir et devenir chrétienne. J’avais alors beaucoup de luttes intérieures. Mes paroles du passé hostiles à l’évangile et les bon témoignages des chrétiens autour de moi ont apparu en même temps devant moi. En plus, il y avait une voix qui me disait : tu veux croire à cause de ton ami, en réalité, tu ne sais même pas ce que tu vas croire….si un jour tu te sépares avec ton ami, n’est-ce pas stupide ta décision d’aujourd’hui?
A ce moment-là toutes les idées qui m’empêchaient de croire sont venues comme des vagues, mais là une autre voix petite mais très claire me disait : mon enfant, ton cœur a déjà désiré depuis longtemps, maintenant tu es sortie de l’environnement d’opposition autour de toi. Tu dois recommencer, n’hésite plus. J’ai donc obéi à cette voix. Sous le guide de cette évangéliste, je suis venue devant le Seigneur, et le priais : « Seigneur bien-aimé, merci parce que tu m’as tellement aimé. Je sais que tu m’as jamais abandonnée, même quand j’étais très faible. J’admets que dans les 24 ans passées, j’ai mal géré ma vie et elle est dans le désordre, que tu puisse m’aider… »

Après la conversion
Après ma conversion, je sens que le Seigneur me guide pour que j’apprenne à avoir confiance en lui, et que je confronte les pressions extérieures pas avec ma propre force, mais avec sa puissance.
Quand je suis arrivée en France je ne savais pas parler français, Dieu a fait que j’ai trouvé sans obstacle les universités qui m’intéressaient pour visiter, et toutes les informations nécessaires.
Quand j’ai fait des demandes des universités, je n’ai pas remis les œuvres qu’ils demandaient parce que je ne les avais pas fini, et je le regrettais beaucoup. Mais plus tard c’est l’université qui m’a téléphoné pour que j’aie une occasion de rattraper.
Quand je n’ai pas reçu la carte de permission pour le partiel de langue française, j’ai fait tous mes efforts auprès des trois services administratifs qui s’en occupaient, il n’y avait pas de résultat. Mais cinq minutes avant le partiel, quand je voulais pleurer, le responsable du partiel a permit que j’assiste au partiel sans la carte.
Chaque fois quand je croyais que la situation était impossible, le Seigneur m’aide à surmonter mes sentiments découragés et abattus, pour que j’aie l’espérance là où je suis désespérée ; quand j’ai peur, il me donne la paix à travers la prière.
Plus tard, le Seigneur m’a amenée à Berlin pour une formation organisée par « La croisade du campus pour Christ ». Là, ma foi et mon obéissance pour le Seigneur ont grandi.
Quatre mois après ma conversion, j’ai amené une personne au Seigneur, c’est une dame qui a presque 30 ans de plus que moi, et a beaucoup plus d’expérience de vie. Avant de lui annoncer l’évangile, je priais de toutes mes forces, et quand je suis allée vers elle, je n’ai parlé que du salut du Christ, de l’amour de Dieu et des péchés de l’homme, et elle a cru. J’ai réalisé fortement que c’était ce que Dieu voulait accomplir, ça n’avait rien à voir avec mes capacités, ma maturité spirituelle.
Dieu guérit mon cœur, il a mis en moi la joie pour le salut des hommes. Mon hystérie est remplacée par une paix profonde ; et je comprends mieux la vie et la joie.
Dieu guérit aussi ma famille. Le Seigneur veut que je m’humilie d’abord, et reconnaisse mes fautes, reconnaisse que je doive demander pardon à ma famille, à qui j’ai peu donné en retour. Je suis devenue plus sensible aux attentes et aux besoins de mes parents. Comme maintenant nous nous trouvons loin l’un l’autre, nous privilégions le temps où nous discutons au téléphone. Quand je me calme pour essayer de comprendre ma famille, je réalise qu’ils ne sont pas tellement incompréhensibles, ils ont aussi un cœur doux. Tout au long ils ont vu aussi mes changements depuis que je suis chrétienne, leur attitude pour ma conversion est passée du doute au soutien et à la joie.

Ensuite, le Seigneur m’a enseigné qu’il faut avoir une vie chrétienne stable afin de pouvoir couper complètement avec le passé. J’ai trouvé ce groupe super à Grenoble. Tout le monde partage, s’encourage dans l’amour, et étudie ensemble la parole de la Bible. Dieu me donne cette occasion pour que je partage avec les autres l’amour que le Seigneur m’a donné. Le Seigneur a mis à coté de moi des frères et sœurs encore plus jeunes dans la foi, pour que je témoigne en tout temps pour lui, pour que je prie et lise la Bible avec plus de zèle, et pour apprendre à aimer mon prochain comme moi-même. Aller au groupe devient une chose que j’attends le plus. Ce qui est plus merveilleux, c’est que Dieu a changé ma relation avec mon ami. Nous remettons tous les deux l’autorité de nos vies entre les mains de Dieu. Quand nous sommes faibles nous allons compter sur Dieu. Nous partageons ensemble ce que nous avons appris a travers la Bible. Même si nous nous trouvons loin l’un de l’autre, nous pouvons prier souvent sur la ligne téléphonique, nous savons que cela plait à Dieu. Grâce à cette unité profonde de notre esprit, nous sommes plus prévenants l’un envers l’autre, et nous nous aimons plus qu’avant. Merci à Dieu, merci pour tout ce qu’il m’a donné, merci pour la grâce de son salut. Vous qui ne le connaissez pas encore, j’espère que vous pouvez aussi avoir cette chance de pouvoir expérimenter l’amour merveilleux de Dieu.