Témoignage de Jiang Lin


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Jiang Lin arrive en France pour rejoindre sa copine, et son amie qui est chrétienne lui annonce qu elle veut se séparer ...


Durant l’année 2002, je travaillais en Chine. Grisé par les succès de mon travail, j’étais alors très fier de moi-même, et en plus j’étais influencé par beaucoup de mauvaises habitudes de la société. C’est aussi lors de cette année-là que j’ai rencontré pour la première fois de ma vie une chrétienne, celle qui était ma camarade de lycée, et qui est mon amie aujourd’hui. Ma première impression pour les chrétiens était : assez à la mode.

Complètement ignorant de la foi chrétienne, je considérais naturellement le christianisme comme n’importe quelle autre religion, je ne m’en souciais pas du tout. Par contre, j’étais très enthousiaste à l’idée de lui faire la cour.

Ensuite, nous nous fréquentions apparemment en harmonie, mais en fait ce n’était pas ce qu’elle voulait, puisque la Bible dit que « ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. » Le mariage des chrétiens doit se baser sur la foi commune. Mais comme elle n’était pas assez accrochée au Seigneur et se trouvait dans une période faible de sa foi, elle n’osait rien me dire sur la foi chrétienne. Pendant presque un an, elle se culpabilisait chaque jour devant le Seigneur, et priait pour que Dieu arrête notre relation, en même temps elle priait aussi constamment pour que Dieu puisse me choisir. Et moi, je croyais encore plus que la foi chrétienne n’avait rien à voir avec le quotidien, seulement il faut prier avant les repas.

Il y a un an et demie, Dieu l’a amenée en France, et ici elle a rétabli sa vie d’église. Au téléphone, j’ai senti qu’elle devenait de plus en plus sincère dans sa foi, et j’étais un peu inquiet, mais enfin j’étais convaincu que je la connaissais. J’étais sûr que ce qu’elle était avant de venir en France était sa vraie personnalité. Et je n’avais aucun doute qu’elle allait revenir à moi …… dès que je viendrais en France.

6 mois après, je suis aussi arrivé ici, je lui apparaissais presque inconnu. Les deux premiers jours je croyais que c’était à cause de notre longue séparation ; mais après dans une discussion j’ai compris qu’elle voulait que j’aille à l’église. Je savais qu’elle désirait que je croie en Jésus, mais j’étais alors très orgueilleux d’être bien arrivé en France, et l’évangile ne m’intéressait pas du tout. J’ai quand même accepté d’y aller pour éviter le conflit. Je lui ai dit : « je veux bien connaître ta religion, si j’ai le temps je vais essayer d’y aller ». Mais intérieurement je pensais que ça n’avait rien à voir avec moi. C’est seulement comme si le mari accompagnait sa femme à courir les magasins.

Le 4 octobre 2004, cinq jours après mon arrivée en France, je suis allé au groupe chrétien chinois pour la première fois. Le sujet de ce jour-là s’adaptait bien à ma situation : c’était la prédication du frère chinois Yuan Zhiming. Mais comme mon cœur était endurci, je n’avais pas du tout envie d’écouter. Je ne comprenais pas pourquoi je devais remercier Dieu d’être bien arrivé en France. On m’a parlé de la foi, et j’ai commencé à débattre avec eux. Même la Bible qu’on m’a donnée, je l’ai laissé là où elle était. A la fin, ma copine m’a demandé si j’avais ressenti Dieu. Face à ses regards pleins d’attente, j’ai répondu : non.

Trois jours après j’ai reçu une longue lettre de sa part qui demandait la séparation. Elle a dit qu’après le jeûne et prière elle a décidé d’obéir à Dieu. J’étais enflammé de colère, et je l’ai amenée chez Moise, désirant les convaincre de leur façon de penser ridicule et de leur impulsion. Tout l’après-midi j’étais là à discuter, marchander, sans aucun résultat. Enfin j’ai compris une chose : il y a un Dieu, l’homme doit lui obéir. J’étais toujours quelqu’un qui faisait ce que je voulais et personne ne pouvait m’en empêcher. Mais cette fois, devant Dieu, je ne pouvais que lui obéir. J’étais obligé d’accepter de stopper notre relation.

Je me sentais vraiment incompris : cela faisait 6 mois que j’attendais à venir en France ; quand je suis arrivé, tout content, espérant commencer une nouvelle vie, alors que mon amie voulait me quitter. Pendant les trois jours qui suivaient, je n’ai pas arrêté de réfléchir à 3 choses que Moise m’a dites et que je ne comprenais pas du tout : premièrement, je ne connais pas du tout mon amie : sans l’instruction de Dieu, elle ne serait jamais comme elle est aujourd’hui ; deuxièmement, si elle a pris cette décision, c’est parce qu’elle m’aime sincèrement ; troisièmement, si je ne permets pas qu’elle, ma future femme, a un Dieu plus important que moi dans son cœur, cela prouve que je ne l’aime pas. Quand j’essayais de comprendre ces choses selon mes raisonnements auparavant, j’étais sans espoir. Merci à Dieu, il a guidé mes pensées selon sa volonté, et enfin j’ai reçu une consolation et une espérance de joie. Dieu est merveilleux, il m’a corrigé quand j’étais au sommet de mon orgueil, et il m’a consolé quand j’étais dans la douleur. J’ai compris que ce que nous avions évité à parler auparavant concernaient tous des choses très importantes pour la vie à deux. Si nous n’avions pas les mêmes attitudes et les mêmes valeurs, nous n’aurions jamais une communication de cœur à cœur, et nous serions jamais heureux. C’était pour cela qu’elle voulait couper notre relation, même si elle souffrait autant que moi, et qu’elle devrait supporter toutes les incompréhensions des deux familles et tous les amis. Je lisais et lisais sa lettre, et je ressentais fortement sa foi et son espérance. Je me rappelais encore de son regard : toujours plein d’attente.

Trois jours après, je suis allé au groupe chinois pour la deuxième fois, j’étais une autre personne : je regardais celui qui a prêché sans quitter mes yeux. Le sujet de ce jour-là était la croissance d’un chrétien qui a déjà eu une nouvelle naissance. Tout à coup j’ai ressenti que la parole de Dieu m’approchait. Il a mis devant moi ce que j’allais vivre après ce jour-là. Puis je suis allé vers Moise, et lui ai dit que je crois maintenant qu’il y a Dieu, qu’il y a son royaume, mais je n’ose pas à m’approcher, de peur qu’il ne m’appartienne pas. Moise a ouvert la Bible, et m’a montré dans l’évangile de Luc chapitre15, la parabole du fils prodigue. Quand le fils prodigue est revenu à la maison avec honte, le père l’attendait déjà de loin. Dieu est comme ce père, il attend à tout moment la repentance de l’homme. Là une voix intérieure me disait : c’est à moi à retourner à la maison.

Ainsi en trois jours, de quelqu’un qui ne croyait pas du tout Dieu, je suis devenu une personne qui était en train de prier la conversion à chaudes larmes. C’est après que j’ai compris quelle grâce j’ai reçu ! Sans Dieu, même aujourd’hui je n’aurais pas sorti de mon état enfermé.

Dieu me change constamment, c’est la vérité. Devant les difficultés il enlève les soucis, dans l’échec il donne la lumière d’espérance, après la réussite il m’apprend l’humilité, face aux bien et mal, il guide mon choix. Je me rappelle souvent des erreurs que j’ai commises avant être chrétien, et j’ai demandé pardon à Dieu un par un et me suis repenti. Ma copine et moi avons commencé à se connaître à nouveau, et basé nos sentiments sur Jésus Christ, sur le rocher de notre foi, et veillé l’un sur l’autre. J’ai expérimenté moi-même quelle joie et grâce de vivre en Jésus Christ. Chaque fois quand je deviens orgueilleux et oublie mon statut de chrétien, Dieu me fait remarquer à travers ses paroles. Chaque fois que je me suis repenti d’une faute, il y a toujours une vérité que je ne connaissais pas qui croit dans mon cœur. Même mes parents qui sont en Chine ne s’inquiètent plus que je sois mené dans une fausse voie en France, car ils savent qu’il y a un Dieu qui corrige toujours leur enfant et qui le guide dans la voie de vérité.

Il y a un mois j’ai fait ma demande d’université, espérantétudier les médias de masse en France, une filière que j’aime beaucoup. Dans le formulaire il y a une question qui m’a demandé concrètement l’orientation de mon métier dans le futur, ce que j’aimerais faire, et ce que je n’aimerais pas. J’étais bloqué et ne savais pas comment répondre, j’étais très contrarié. La date d’expiration s’est approchée, mais je n’arrivais pas à écrire un mot. Jusqu’à l’avant dernier jour, j’ai compris subitement que tout au long, je n’avais jamais pensé à faire quelque chose pour Dieu. J’étais très confus et j’ai décidé d’offrir la réponse de cette question à Dieu, il n’y avait rien de mieux. Car j’espère être utilisé par Dieu, le servir dans la mission d’évangélisation à travers les médias ; ce que je n’aimerais pas faire, c’est évidemment aller à l’encontre de la Bible.

S’il y a quelqu’un qui me demande pourquoi je crois en Jésus, je lui répondrai avec psaume100 : car l’Eternel est bon, sa bonté dure toujours, et sa fidélité de génération en génération.

Chers amis, vous qui avez suivi mon témoignage, peut-être vous, comme ce que j’étais, ne voulez pas abandonner des choses temporaires qui vous plaisent pour Dieu: certaines objets, certaines habitudes, certaines personnes. Tu te tiens éloigné de Dieu et le refuse parce que tu as peur qu’il enlève des choses qui te semblent importantes. Peut-être maintenant, tu dois fermer tes yeux, et esquisser un dessin dans ton cœur : une croix élevée, et dessus notre Seigneur Jésus est crucifié. Jésus a offert volontairement sa vie précieuse, pour toi et pour moi, pour que nous puissions être sauvés éternellement. Est-ce que nous allons encore accorder une telle importance à nos propres désirs ? Jésus nous dit à travers sa mort : Dieu aime le monde, que tu le crois ou pas, Dieu a préparé pour chacun une vie la plus belle qui n’appartient qu’à toi. Il connaît chacun de tes besoins, et a mis à coté de toi des fleurs et des arbres pour plaire tes yeux, et des personnes pour t’aimer. Si tu as ressenti tout cela, alors ressens l’amour de Dieu. Si ton cœur est interpellé en ce moment par cet amour, ne le refuse pas, dis seulement : « Dieu, j’ai besoin de ton amour, et j’en veux encore plus ! » Cet amour va former en nous une vie nouvelle. Est-ce que nous voulons obéir à Dieu pour cette vie abondante ? Ce qui nous sépare de cette vie, c’est notre peur de perdre quelques choses. En fait, l’homme recherche de toutes ses forces ces choses dans le monde, pourtant elles ne sont que temporaires et ne peuvent nous satisfaire. J’espère vraiment que chacun peut abandonner ces choses. Car heureux celui qui s’abandonne pour Dieu, Dieu va te donner une grâce plus abondante. Ce qui nous appartient, Dieu a tout bien préparé, il nous attend à lui dire « je veux t’obéir » pour pouvoir nous donner.

Chers amis, le père céleste nous attend chaque jour à bras ouverts, quoi qu’on ait fait dans le passé, il veut qu’on renonce aux désirs de la chair, à tous les bonheurs illusoires. Revenons ensemble à la maison, au temple de Dieu, et bénéficier cette éternité. Si ton cœur est touché maintenant, c’est Dieu qui parle à ton cœur, n’hésite pas, viens devant Dieu avec assurance.

Que nous prions ensemble :