Etre chrétien?


Qu'est ce que ?

Un chrétien ? C'est quelqu'un qui a été baptisé par une église chrétienne! Cette conception très répandue n'est pourtant pas dans la Bible.

Bonsoir à tous, vous êtes bien sur l’émission Yesuaini, l’émission franco chinoise de l’agglomération grenobloise.
Il est 19h30 sur l’antenne de radio certitude.
Chers auditeurs nous espérons passé encore avec vous d’agréable moments.
Souvent des amis autour de nous nous posent la question : qu’est-ce qu’un chrétien ? Est-ce quelqu’un qui est baptisé ? est-ce quelqu’un qui va à l’église chaque dimanche ?
Il y a d’autres qui demandent : Est-ce qu’ à partir du moment où je décide d’adhérer à cette religion que je deviens chrétien ?
Aujourd’hui nous voulons discuter avec vous à propos de ce sujet : qu’est-ce qu’un chrétien ? Nous espérons qu’avec nos peu de connaissances et nos propres expériences de vie, nous pourrons vous éclairer sur ce sujet.

" Un chrétien ? C’est quelqu’un qui a été baptisé par une église chrétienne! " Cette conception très répandue n’est pourtant pas dans la Bible.
On peut être aspergé dans une église peu après sa naissance et ne pas être un chrétien.
" Un chrétien ? C’est quelqu’un qui est né dans une famille chrétienne ou un pays chrétien ! " Pourtant, Dieu n’a jamais dit qu’on devenait chrétien par sa famille ou par sa patrie.
" Un chrétien ? C’est quelqu’un qui fait le bien autour de lui, qui agit avec charité. "
Mais dans la réalité il y a beaucoup de non chrétiens qui sont assez généreux tandis qu’il y a des personnes en se disant chrétiens font des choses indignes .

Mais qu’est-ce qu’un chrétien alors ? Il faut se poser la question sérieusement, surtout si vous pensez être chrétien vous-mêmes, cher auditeur.
Le Seigneur Jésus-Christ a dit : " Ceux qui me disent, Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. (Matthieu 7:21).
Cela signifie qu’on peut se réclamer de Jésus ou de Dieu et ne pas être véritablement chrétien, et se voir refuser l’entrée du Royaume des Cieux par Dieu lui-même !

Revenons donc a l origine du mot chrétien.
Dans la bible nous lisons que " ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens. " (Actes 11:26).
Les grecs d’Antioche, voyant ces hommes et ces femmes adorer, servir et parler de Christ, les ont affublés du nom " christien ", devenu " chrétien ".
C’était un nom méprisable à leurs yeux, mais en réalité le plus grand compliment qu’on pût faire à quelqu’un.
Ces chrétiens vivaient par Jésus-Christ et pour Jésus-Christ, au point que ce qui les décrivait le mieux c’était " christien ", " de Christ ".
Les chefs religieux de Jérusalem furent frappés par la puissance surnaturelle qui émanait des apôtres :
" Lorsqu'ils virent l'assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c'étaient des hommes du peuple sans instruction; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. " (Actes 4:13).
Non seulement parlaient-ils de Jésus-Christ à qui voulait les entendre, mais encore ont-ils été prêts à souffrir en portant le nom de leur Sauveur : " ces hommes ont exposé leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus-Christ. " (Acte. 15:26).
Ils ont bien illustre le sens du mot chrétien avec leurs propres vies, c’est être avec Jésus, c’est connaître Jésus-Christ personnellement et l appartenir.
Ce n’est pas seulement croire qu’il a existé ou qu’il a fait des miracles, mais c’est encore connaître Jésus-Christ ressuscité, avoir une relation vivante avec lui.

Nous verrons premièrement Ce Qu'un Chrétien N'est Pas

1. Devenir chrétien, ce n'est pas devenir religieux, ni adopter une nouvelle religion.
Lorsque, dans les pays non-chrétiens, des hommes se convertissent à Christ on dira volontiers qu'ils « ont accepté le christianisme».
Dans les pays appelés chrétiens, on dit souvent de ceux qui ont fait l'expérience de la conversion, qu'ils « sont devenus religieux ».
De telles expressions, avec l'idée qu'elles renferment, sont fausses et inadéquates.
Une expérience de vie vivante et personnelle est réduite à un geste insignifiant de coller une étiquette.
Être un vrai chrétien, ce n'est pas accepter une confession de foi ou une doctrine;
ce n'est pas non plus observer certains rites et sacrements, ni assister à certaines réunions, ni remplir certaines fonctions.
Etre chrétien, c’est faire une rencontre personnelle avec la personne de Jésus Christ.

2. Un chrétien n’est pas quelqu’un qui n’a qu’une croyance vague en un Dieu « cause première ».
La foi n’est pas une croyance plus ou moins vague, ni une adhésion intellectuels à des principes, même biblique.
Dans La Bible nous pouvons voir que Jacques a écrit aux premiers chrétiens juifs: Tu crois qu il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils tremblent.
Oui le diable et les démons croient aussi en Dieu, et pourtant, à la fin des temps, ils seront jeté dans l’étang de feu.
Avoir la foi, ce n’est donc pas croire en Dieu, comme « Monsieur tout le monde » qui reconnaît qu’il y a quelqu’un, au dessus de lui, qui a créé les premières cellules vivantes.
Même s’il est vrai qu’il n’y a pas de foi sans un minimum de croyance, je dis bien haut que la foi qui sauve est beaucoup plus que cela.
La foi se fonde sur une relation, un échange entre l’homme qui a accepté le pardon de Dieu et son sauveur Jésus.
C’est pour cela que je voudrais poser une question à vous, chers auditeurs qui croient en existence de Dieu : le Seigneur Jésus est-il déjà entré dans ta vie ? le connais-tu ? as-tu une relation de vie avec lui ?

3. Un chrétien n’est pas quelqu’un qui a décidé d’accepter Jésus sous le coup d’une émotion sans lendemain.
Il est possible que dans le cadre de réunion des personnes se décident pour devenir chrétien, cela peut être le point de départ d’une réelle conversion et d’une vie nouvelle en Jésus.
Mais cela peut aussi être une première démarche intellectuelle ou émotionnelle, sans suite pour l’avenir.
Gloire à Dieu pour ce premier pas, mais ne confondons pas décision et foi vivante. Elles coïncident souvent, mais pas toujours.
Pour illustrer cela, nous allons vous citer une parabole racontée par Jésus : (Mat 21.28-31)
Un homme avait deux fils; et, s'adressant au premier, il dit: Mon enfant, va travailler aujourd'hui dans ma vigne. Il répondit: Je ne veux pas. Ensuite, il se repentit, et il alla.
S'adressant à l'autre, il dit la même chose. Et ce fils répondit: Je veux bien, père. Et il n'alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père?
Quand Dieu nous appelle par son amour, notre cœur est poussé par le Saint Esprit à décider d’accepter Jésus comme le sauveur et le seigneur de notre vie.
Mais la volonté de Dieu n’est pas pour que nous restions sur ce premier pas, en refusant de nous repentir et en continuant notre ancienne voie.
Ce que Dieu veut , c’est une repentance profonde, comme celle du premier fils.

Les décisions sont éphémères si elles ne sont pas accompagnés d’une véritable conviction de péché.
Un passage de la Bible confirme qu’une décision non suivie d’autres démarches de foi reste superficielle et limitée dans le temps. (Luc 18.9-14)
Deux hommes montèrent au temple pour prier. l’un était pharisien et l’autre publicain.
Le publicain n’osait pas même lever les yeux au ciel ; mais qu’il se frappait la poitrine en disant : « O Dieu, sois apaisé envers moi qui suis un pécheur ».
Le pharisien priait disant en lui même : O Dieu je te rend grâce de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou comme ce publicain ; je jeûne 2 fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus ».
Jésus tire lui même la conclusion de cette parabole : je vous le dit, le publicain descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé ».
Le publicain et le pharisien s’étaient tous les deux approchés de Dieu par la prière. Mais tandis que le premier s’est repenti, le second s’est justifié lui même.
L’un a parlé à Dieu de cœur à cœur tandis que l’autre a fait un monologue à caractère religieux.
Seule son intelligence a été touchée, mais son cœur est resté fermé au pardon et à l’amour de Dieu.
Il manquait à cette décision un élément essentiel : la repentance.

Certains d’entre nous ont peut être assisté à des réunions, où ils ont pris une décision sur l’émotion, mais n’ont pas vécu une repentance profonde.
Vous vous êtes approchés de Dieu mais sans aller jusqu’au bout de votre démarche peut être sincère.
Nous vous invitons vraiment à réfléchir et à vous examiner:votre décision signifie 3 engagements :
- se repentir du fond du cœur pour tous les péchés commis dans le passé,
- de recevoir le pardon de Dieu
- d entrer dans une vie nouvelle, les choses ancienne étant passé.

Même le mot conversion peut être équivoque. D’après le Larousse, il peut signifier 2 choses :
- Changer de croyance religieuse
- Changer d’opinion, de conduite
Voyons cela de plus prés. Dans la Bible, le mot conversion a un sens bien précis.
Le fait d’abandonner une étiquette ecclésiastique pour en prendre une autre n’intéresse pas les auteurs du Saint Livre.
Pour eux, se convertir veut dire changer radicalement de vie, faire confiance totalement à Jésus.
Se convertit vraiment celui ou celle qui renonce à sa vie de péché et qui se tourne vers le Dieu vivant.
« La foi vient de ce que l’on entend et ce qu ‘on entend vient de la Parole de Dieu » (Rom 10.17)
Il est donc impossible de se convertir sans entrer en contact direct avec la Bible, « Parole inspirée de Dieu, utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire » (2tim 3.16)
Toute conversion réelle passe par la croix. Cette remarque paraît dépassée, mais il n’en est rien.
Nous pouvons devenir les contemporains de la mort et de la résurrection de Jésus.
A Vendredi Saint, les disciples ont abandonné leur Maître lorsqu ‘il fut cloué sur la croix, portant nos péchés afin que la justice de Dieu fût satisfaite.
Cette place laissée vide aux pieds de la croix, nous pouvons l’occuper et dire, comme Blaise Pascal : Tu as versé telle goutte de ton sang pour moi, Seigneur voici mes péchés, je reçois ton pardon.
Une telle prière dite sincèrement est toujours exaucée.